Un chiffre record d’investissement dans les réseaux par les opérateurs télécom.

La montée en puissance de la fibre et de la 4G explique la croissance des investissements par les opérateurs qui représentent 25 % de leurs revenus, mais cela ne suffit pas à rattraper le retard de connectivité de la France.

Sébastien Soriano, président de l’ARCEP, invitait les opérateurs à « casser leur tirelire », en 2015, pour répondre aux enjeux de couverture du territoire, et se mettre au niveau des besoins du pays en infrastructure. Malgré le large effort consenti, « le classement de la France en matière de connectivité en Europe ne cesse de se dégrader. La France est 23ème en 2017. Elle était 21ème en 2016. »


Il y a encore « une longue
histoire à écrire avec la fibre » juge Sébastien Soriano, car moins d’une PME sur deux est raccordée. Côté mobile, « les challenges vont rester durables » car la 5G va arriver très vite".

L’ARCEP reste prudent.

Pour le développement de la fibre, l’ARCEP avait souhaité, en 2015, que 7 à 8 millions nouveaux accès FTTH soient déployés. Trois ans plus tard, « nous n'en sommes même pas aux deux tiers » déplore Sébastien Soriano. C’est un travail « de dentelle » avec Orange pour laisser de la place aux autres opérateurs et leur permettre de rentabiliser leurs investissements en commercialisant leurs offres.

Pour le développement du service mobile, ce n’est guère mieux. « L’intelligence n'est pas toujours au rendez-vous » entre le gel des déploiements dans certaines zones et les doublons dans les autres.

L'Arcep se dit donc prudente autour de la 5G, mais très concentrée « pour mettre en place des jalons », car être en retard sur la 5G serait critique.

Article rédigé depuis zdnet, Guillaume Serries 

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